Pour ces pérégrinations, comme je vous l’avais précisé hier, j’ai choisi de m’intéresser en premier lieu aux Côtes de Bordeaux Saint-Macaire.
Pourquoi les Côtes de Bordeaux Saint-Macaire ? Nonobstant le fait que certains vins produits par le Château Malromé revendiquent l’appellation Saint-Macaire, nous dirons en premier lieu que cette AOC mérite de bénéficier d’un coup de projecteur car il s’agit d’une quasi inconnue parmi les quelques 57 appellations que compte Bordeaux. Seules les AOC Cérons, Sainte Foy Bordeaux ou Graves de Vayre peuvent revendiquer autant de confidentialité.
Pour autant, situé à proximité des grands blancs d’or de Bordeaux que sont Sauternes, Barsac, Loupiac et Sainte-Croix-du-Mont, Saint-Macaire est un terroir réputé depuis de nombreux siècles, les vins issus des coteaux surplombant l’ancienne bastide anglaise ayant historiquement meilleure réputation que les vins de Palus auprès de la clientèle bordelaise. Comme ses prestigieux voisins, Saint-Macaire est une terre historique de vins « doux ».
Bien que l’encépagement majoritaire sur les coteaux soit désormais en rouge, certains producteurs poursuivent cette tradition véritablement par passion plutôt que par volonté d’ajouter une couleur à leur gamme. C’est pourquoi on trouve sur Saint-Macaire d’excellentes micro-cuvées issues de raisins botrytisés capables parfois de faire ombrage à certains de leurs voisins et proposées des prix très mesurés.
Ma première visite m’a conduit à quelques kilomètres de Malromé, sur la commune voisine de Caudrot. Ce village est à lui seul un gage de qualité, car les viticulteurs y sont peu nombreux mais tous les vins qui y sont produits sont de bonne réputation notamment s’ils sont signés Crampes, Baudet ou Delong. Au Château Majoureau, Mathieu Delong y signe l’une des plus belles cuvées de liquoreux en appellation Côtes de Bordeaux Saint-Macaire.
Mathieu a fait ses études au Lycée Viticole de
6 vendanges plus tard, Mathieu n’ayant pas produit de « Petite Dorée » en 2000 pour cause d’expatriation dans le domaine Flora Springs situé en Napa Valley., la petite Dorée c’est actuellement une production de près de 2 000 bouteilles avec des rendements de l’ordre de 7 à 15 hectolitres à l’hectare selon les millésimes (avec une densité de plantation de
Si l’on compare
Parlons prix maintenant, car ce petit plaisir est des plus accessibles. En effet, le vin est proposé en bouteille de 50 cl avec un prix de l’ordre de 8 €.
Mathieu produit également des vins rouges, dont sa cuvée Hyppos en Bordeaux Supérieur issue des deux plus vieilles parcelles de Merlot et de Cabernet Franc de la propriété. Le vin effectue un séjour en fûts de près de 10 mois. Un vin gourmand qui ne coûte que 6,30 €. A noter le bouchage particulier des meilleures cuvées de Mathieu qui font appel à la technique du bouchon Guala Seal, sur lequel j’ai déjà eu l’occasion de m’étendre (voir chronique du 6 septembre 2006). Enfin, il ne faut pas repartir de chez Mathieu sans avoir acheté quelques bouteilles de son jus de raisin issu de saignées de Cabernet-Sauvignon. Un vrai jus de raisin, sans conservateur ni additif. Pour le plaisir des petits et des grands, et cette fois sans modération.
Alors que les médias hexagonaux se doivent aujourd’hui d’entretenir une chronique quotidienne de la libéralisation prochaine du
marché des jeux en ligne, le syndicat des Bordeaux et Bordeaux Supérieurs vous propose un petit jeu gratuit et d’une extrême simplicité pour faire la promotion des vins rouges, rosés et blancs de
notre vignoble.
