Je me suis demandé ces derniers jours si ce blog n’allait pas vivre ses derniers instants. J’ai créé cet espace en décembre 2005 ; publiant
mes états d’âmes, mes découvertes, mes joies, mes indignations, les avancées du château dont j’ai la charge, et ce au rythme d’une chronique au moins hebdomadaire.
En ce mois de janvier 2008, la barre des 5 000 lecteurs devrait être franchie selon les statistiques fournies par Over-blog. Pour autant,
je me demande si je ne suis pas à l’origine de l’essentiel des visites, et de m’interroger « qui sont les trois autres ? ». A la limite, ce serait tellement plus confortable d’être
mon unique lecteur. Cela me permettrait de donner libre cours à mes pensées, sans craindre la critique, l’opprobre, l’excommunication et la moquerie.
J’aurais peut-être du rédiger l’intégralité de ce blog sous couvert de l’anonymat, ce qui m’aurait permis de lancer avec jubilation quelques
pavées dans la mare, comme par exemple :
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promouvoir le rapprochement des appellations de liquoreux sous une dénomination commune et ce d’autant que nombre de
professionnels sont déjà incapables de distinguer la typicité d’un Cérons, d’un Loupiac, de certains Cadillac, Sainte-Croix du Mont et autres Saint-Macaire. Je n'ai rien contre les vins de
Monbazillac produits en Dordogne, mais dans le dernier numéro de la Revue du Vin de France, en réponse à la demande d'un lecteur qui souhait trouver un produit alternatif au Sauternes à
prix mesuré, un journaliste n'a rien trouvé de mieux que de citer cette appellation alors que nombre d'AOC voisine du Sauternais, mais situées sur la rive droite de la Garonne, auraient pu
répondre à cette requête. Voila qui illustre le déficit d'image de nos terroirs.
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confier l’ensemble des budgets promotion des appellations bordelaises à une entité unique chargée de communiquer sur la marque
Bordeaux (entité qui devrait être le CIVB), pour plus d’efficacité et d’économies d’échelle, pour un meilleur rapprochement entre les producteurs et le négoce et enfin pour plus de solidarité
entre les appellations bordelaises.
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dénoncer la politique du « un chèque pas d’échec » que pratiquent quelques médias, avec comme incidence que la partie éditoriale est
parfois subordonnée au service commercial (Heureusement, ce type de pratique n’est le fait que d’une petite minorité et toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existées serait
fortuite et de fait automatiquement démentie par l’auteur de ces lignes),
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rendre hommage à certains acteurs de la grande distribution, alors que ce circuit de commercialisation est accusé de tous les
maux, depuis l’augmentation du coût de la vie à la « casse » des prix. Parce que les foires aux vins permettent aux amateurs de se constituer de belles caves à prix mesurés depuis au
moins vingt ans, parce que la grande distribution réalise la performance d’assurer la vente de 75 % du vin consommé à domicile, parce qu’on y rencontre parfois de vrais passionnés et de vrais
professionnels qui se déplacent dans le vignoble (ce que ne font plus malheureusement les acteurs de la place de Bordeaux), je ne me joindrais certainement pas au concert de critiques contre les
grandes surfaces. Bon, c’est peut-être aussi parce que les Traonouëz sont originaires notamment de Landerneau…